Comment devenir un leader ? – Troisième partie

Comment devenir un leader ? – Troisième partie

Devenir un leader

Ce troisième article est le dernier de la série sur “comment devenir un leader“. Si vous ne les avez pas encore lus, je vous conseiller de commencer le premier article, puis le second.

Pour rappel ces étapes pour développer votre leadership provient de la connaissance que Dominic Barton a acquise en tant que CEO de McKinsey. Il a posé la question suivante à 1700 dirigeants d’entreprise : “que savez-vous maintenant que vous auriez aimé savoir en commençant”. Les réponses obtenues peuvent se catégoriser en 9 concepts distincts.

Lorsque je les ai lus, j’ai estimé que ce n’était pas seulement valable pour les dirigeants d’entreprise, mais pour tout un chacun, d’où l’objet de ces quatre articles que je vous propose. En plus des concepts expliqués, je les applique à un cas fictif : Natacha 32 ans, éducatrice canine.

Dans la première partie, nous avons passé en revue :

  1. Avoir une mission ambitieuse
  2. Être persévérant et résilient

Dans la deuxième partie, nous avons passé en revue :

  1. Être désintéressé et garder l’esprit ouvert
  2. Prendre une décision et l’assumer
  3. Absorber et compartimentaliser

Dans cette troisième partie, nous allons aborder :

  1. Gérer son énergie plutôt que son temps
  2. Le téléscope et le microscope

Rentrons tout de suite dans le vif du sujet.

Gérer son énergie plutôt que son temps

L’idée est d’apprendre à connaître son état de forme et d’en tirer parti le mieux possible. Il n’y a aucun à se borner à travailler chaque jour de 09.00 heures à 17.00 heures, ou de 08.00 heures à 18.00 heures, etc. Ce qui importe réellement, ce n’est pas le temps passé à travailler, mais c’est à la fois la quantité et la qualité de travail réellement effectué.

Nous devons ainsi penser à garder les tâches demandant réflexion et grande clarté d’esprit lorsque nous sommes le plus en forme. Pour certaines personnes qui sont plus en forme le matin, c’est ainsi un gâchis de commencer sa journée par lire les mails et y répondre, ainsi que de passer des coups de fil sans grande valeur ajoutée.

Dans le même ordre d’idée, si nous sommes dans le flow (cet état d’absorption dans lequel nous sommes concentrés et productif au point de ne pas voir le temps passer), ne cassons pas ce flow sous prétexte qu’il est 16.00 heures ou 17.00 heures. Ce serait également une perte de productivité facilement évitée !

Pour Natacha qui est indépendante, la gestion de cette énergie revêt un aspect encore plus important vu qu’elle gère ses horaires elle-même. Elle doit donc apprendre à se connaître et à prévoir du temps pour se laisser reposer.

J’ai bien dit “pour se laisser reposer”, comme un moteur qui a trop chauffé et qu’on laisse tranquille le temps qu’il refroidisse, sinon, l’épuisement professionnel et le burnout ne sont pas loin. Elle va donc découper l’ensemble de ces activités en fonction de la consommation d’énergie que cela lui prend. C’est ainsi qu’elle pourra peut-être prendre trois heures de pause de midi à 15.00 heures car ses clients viennent principalement en soirée.

Et peut-être prendre 2 ou 3 jours de pause complète en semaine parce que son week-end est principalement accaparé par ses clients. Dans le même ordre d’idée, la planification de ses vacances n’est pas un luxe mais une obligation professionnelle ! De manière à toujours rester au top de sa forme !

Télescope et microscope

Le télescope et le microscope est une analogie permettant de signaler qu’il est important de garder un oeil à la fois sur le très court terme et sur le plus long terme. Dominic Barton explique que c’est quelque chose qui peut donner mal à la tête lorsque l’on est pas habitué, mais ça reste important pour celles et ceux qui sont à la tête des organisations.

Seulement pour celles et ceux qui sont à la tête des organisations ? Je ne le pense pas. Chacun.e d’entre nous doit voir sa carrière professionnelle comme une entreprise qu’il/elle gère. Le microscope se réfère à une échéance temporelle allant de quelques semaines à quelques mois, alors que le télescope se rapporte à une échéance temporelle de 3 à 5 ans.

Pour Natacha, en fonction de sa situation, les priorités microscope/télescope seront différentes en fonction de la maturité de son entreprise.

Si elle débute, elle envisage peut-être une gros effort dans les prochaines semaines/mois, le temps d’avoir une clientèle fidèle. Et son objectif télescope sera peut-être d’acheter un terrain pour y faire aménager tout ce dont elle a besoin pour accueillir ses clients dans de meilleures conditions.

Si elle dispose déjà d’une activité qui fonctionne, son objectif microscope sera peut-être de mieux s’organiser pour augmenter son temps libre sans perdre (trop) de revenus et son objectif télescope sera peut-être d’engager quelqu’un pour l’aider dans son entreprise.

Pour conclure

Dans cette troisième partie, nous appris deux autres aspects importants :

  1. qu’il fallait gérer son énergie plutôt que gérer son temps
  2. que nous devions garder un oeil à la fois sur le très court terme (le microscope) et le plus long terme (le télescope)

Rendez-vous dans le quatrième article pour arriver à la conclusion de cette série d’article sur “comment devenir un leader” super intéressante !

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